« J'ai toujours été amoureux de New York, ma grosse pomme, un rêve de môme... Pour les esprits chagrins, cela n'a évidemment rien à voir avec une quelconque béate admiration du système américain. C'est une bête histoire d'amour entre un ado qui a claqué son premier salaire pour aller voir Manhattan et qui y a débarqué un jour les yeux grand ouverts et qui, vingt cinq ans après, a toujours les yeux écarquillés devant cette ville qui ne dort jamais dit la chanson. New York, j'y vais souvent, j'y ai emmené ma tribu l'année dernière et encore cet été 2001...J'ai transmis le virus à ma petite descendance, j'ai fait mon devoir...
Le 22 Août 2001, nous étions sur le "Top of the World" pour embrasser du regard ma Pomme. Je ne savais pas que ce regard serait le dernier. New York, c'est un hymne à l'Homme, indécente avec ses cathédrales en forme de buildings qui tentent, impies, de rejoindre le ciel. Ce sont les New-Yorkais, citoyens de nulle part mais fiers de leur ville folle
C'est à chaque coin de rue ces vendeurs de hot-dogs, de pitas, de nourriture délicieusement dégueulasse. C'est le Metropolitan, le MOMA, le Guggenheim, recherche effrénée des racines de l'ancien monde. Ce sont ces taxis qui s'engueulent dans des langues qu'ils ne comprennent pas les uns les autres. C'est Broadway qui serpente, indiscipliné, à travers le sage quadrillage des rues et des avenues. Ce sont les théâtres sur Broadway, ce magnifique spectacle Cabaret dont le merveilleux souvenir a été souillé par ce massacre. C'est Times Square avec ses gigantesques panneaux, ses néons, et sa boule du nouvel an. C'est Harlem avec ses légendes, réelles ou imaginaires. C'est Brooklyn avec son pont somptueux. C'est le luxe indécent à côté de la misère la plus épouvantable. C'est le Gospel, parfois piège à touristes parfois ferveur intense .C'est Central Park, où l'on se perd, où l'on skate, où l'on base ball, où l'on jazze.
C'est la 5ème Avenue. C'est Woody Allen. C'est Miss Liberty dans sa toge verte
C'est le Bronx dont le nom fait frémir, le Queens. C'est l'Empire State Building
Ce sont les magasins de Hifi ou de photo où connaitre le prix réel d'un article relève de la quête du Graal. C'est l'arbre de Noël du Rockfeller Center.
Ce sont les Deli avec leurs sandwitchs aussi immangeables que gigantesques
C'est le métro, 45° dans les couloirs, 18° dans les wagons
C'est, c'était ces deux tours du World Trade Center, symbole puérile d'une puissance inutile, mais tellement fières de monter la garde de l'Atlantique. »
Saint Maur, le 12 Septembre 2001.
Le 22 Août 2001, nous étions sur le "Top of the World" pour embrasser du regard ma Pomme. Je ne savais pas que ce regard serait le dernier. New York, c'est un hymne à l'Homme, indécente avec ses cathédrales en forme de buildings qui tentent, impies, de rejoindre le ciel. Ce sont les New-Yorkais, citoyens de nulle part mais fiers de leur ville folle
C'est à chaque coin de rue ces vendeurs de hot-dogs, de pitas, de nourriture délicieusement dégueulasse. C'est le Metropolitan, le MOMA, le Guggenheim, recherche effrénée des racines de l'ancien monde. Ce sont ces taxis qui s'engueulent dans des langues qu'ils ne comprennent pas les uns les autres. C'est Broadway qui serpente, indiscipliné, à travers le sage quadrillage des rues et des avenues. Ce sont les théâtres sur Broadway, ce magnifique spectacle Cabaret dont le merveilleux souvenir a été souillé par ce massacre. C'est Times Square avec ses gigantesques panneaux, ses néons, et sa boule du nouvel an. C'est Harlem avec ses légendes, réelles ou imaginaires. C'est Brooklyn avec son pont somptueux. C'est le luxe indécent à côté de la misère la plus épouvantable. C'est le Gospel, parfois piège à touristes parfois ferveur intense .C'est Central Park, où l'on se perd, où l'on skate, où l'on base ball, où l'on jazze.
C'est la 5ème Avenue. C'est Woody Allen. C'est Miss Liberty dans sa toge verte
C'est le Bronx dont le nom fait frémir, le Queens. C'est l'Empire State Building
Ce sont les magasins de Hifi ou de photo où connaitre le prix réel d'un article relève de la quête du Graal. C'est l'arbre de Noël du Rockfeller Center.
Ce sont les Deli avec leurs sandwitchs aussi immangeables que gigantesques
C'est le métro, 45° dans les couloirs, 18° dans les wagons
C'est, c'était ces deux tours du World Trade Center, symbole puérile d'une puissance inutile, mais tellement fières de monter la garde de l'Atlantique. »
Saint Maur, le 12 Septembre 2001.


